
La question resurgit à chaque élection, quand un candidat (Alexandre Stachtchenko, Aurore Galves, Caroline Zorn, Pierre Noizat) intègre Bitcoin a son programme: Bitcoin rentre il dans un des rayons de la superette des idées qu’est devenue la politique ?
Parlons un instant des étiquettes, souvent trompeuses. L’étiquette d’extrême droite est bien sûre la plus infâmante, dans une Europe qui a connu le procès de Nuremberg mais n’a pas fait le deuil des 100 millions de morts du communisme. C’est le Ministère de l’Intérieur qui, organisateur officiel des élections, décide dans son infinie sagesse d’apposer les étiquettes sur les candidats. Ces étiquettes sont ensuite complaisamment reprises par la presse mainstream, sans discussion ou mise en relation avec les programmes des candidats.
Chaque programme est ainsi réduit à une idéologie censée inspirer les solutions proposées plutôt qu’envisagé comme un ensemble cohérent de mesures visant des objectifs concrets et produisant des indicateurs d’efficacité. L’élu ne doit plus orchester l’action publique mais assurer la dominance d’un narratif affranchi des contraintes du réel. Les gauchistes se gargarisent de ces étiquettes qui transforment la pêche aux voix en course avec handicap. Depuis 50 ans, l’étiquette d’extrême droite permet de minorer commodément les votes de ceux qui aspirent à la continuité historique du peuple de France, à sa sécurité et à sa prospérité.
Sur cette valse des étiquettes dansent les clientélistes. Sous l’étiquette de gauche et donc sous couvert de la solidarité avec l’argent des autres, ils offrent moultes subventions à des “ONG” (une association qui reçoit des subventions n’est pas “non-gouvernementale” mais au contraire une obligée du gouvernement) et des logements dits “sociaux” attribués en toute opacité à leurs clientèle.
Car qu’est ce qu’être de gauche ? C’est vouloir appartenir au groupe, le camp du bien auto-proclamé, plutôt que dire la vérité, s’accomoder du mensonge plutôt qu’assumer une conviction réfutable par l’expérience. C’est préférer la recherche d’un consensus à celle d’une vérité. La droite cherche des solutions tandis que la gauche transforme les problèmes en fonds de commerce.
Où est ce que cette dérive nous a mené ? Le bilan de l’évolution de la situation économique et sécuritaire en France depuis 1980 est accablant. L’état providence, devenu état nounou pour étendre son emprise puis état prédateur pour la maintenir, a capturé l’essentiel des dividendes du progrès. Un pays jadis prospère et ambitieux s’est transformé en miroir aux alouettes pour l’immigration d’assistance, incitant l’immigration de travail à se tourner vers les pays où le travail est justement reconnu et récompensé. La sécurité et le capital social ont disparu en quelques décennies, à mesure que la civilisation qui en assurait les fondations s’affaiblissait. Tout ça pour permettre à des médiocres de gagner et conserver des mandats électoraux. Ces élus gauchistes ont importé en masse un nouveau prolétariat pour compenser le recul de la pauvreté lié au progrès technologique rendu accessible par le capitalisme. Ils ont financé l’état-nounou par la planche à billet, dévalorisant le travail et créant une caste de cantillonaires (Soros, Niel, Bouygues, Pigasse entre autres), proches du robinet de la création monétaire.
La monnaie dette qui permet à l’état nounou de se développer fonctionne comme une pyramide: plus la dette augmente, plus il faut entretenir l’illusion qu’elle serait remboursable. Pour cela, il faut diluer sa valeur par la création monétaire, c’est à dire par davantage de dette. Et ainsi de suite. Il sera toujors plus facile de diluer la valeur de la dette que de tenter de la rembourser par les impôts. C’est le caractère auto-accélérateur de l’inflation que Hayek avait décrit dès la fin de l’étalon or.
L’accélération ultime de la dette passe par les crises, toujours opportunes pour les élus gauchistes en perdition économique et en mal de popularité. L’instrumentalisation de la guerre en Ukraine ou du Covid par Macron et van der Leyen l’illustre parfaitement.
L’état nounou n’est pas seulement prédateur de richesse mais aussi de liberté. Pour conserver son rôle de nounou, il ne veut pas que le citoyen soit adulte et responsable, il doit l’infantiliser, le protéger contre sa propre pensée, organiser la censure, instaurer un principe de précaution généralisé. Le citoyen n’est plus individu mais pupille d’une classe dans l’école des nuls.
En bref, non seulement les gauchistes ont les deux mains dans nos poches et nous insultent mais, depuis l’assasinat de Charlie Kirk, nous savons qu’ ils veulent aussi notre mort. En l’absence de critères de succès, ils n’ont aucune limite. Ils détestent Bitcoin car c’est l’aiguille qui fait exploser la bulle de la monnaie dette. Bitcoin est la fin du consensus imposé par l’arbitraire des banques centrales et la reconnaissance de la valeur du travail par la preuve.
En réalité, le communisme s’est imposé en France, non par une révolution mais par la strangulation du social-étatisme, l’étau de l’éducation nationale et des médias infiltrés puis contrôlés par les gauchistes. Les enfant sont formatés dès le primaire. Les étudiants le sont jusqu’aux études supérieures pour beaucoup d’entre eux, dans des filières sans débouché autre qu’un emploi public ou un système de Ponzi circulaire comme la sociologie où la seule perspective est de devenir prof de sociologie ou sociologue militant sponsorisé par nos impots. Le pire, c’est que beaucoup d’électeurs n’ont pas réalisé qu’ils vivent sous un régime social communiste au point que, comble de l’ironie, il existe même un parti anti-capitaliste en France. Avec 57% du PIB consacré à la dépense publique et des impôts et taxes qui totalisent 46% du PIB, la France est devenue championne du monde de la taxation tout en accroissant inexorablement sa dette. Même l’URSS des années 90 ne dépensait pas autant en proportion du PIB, elle était à 50%.

Un autre signe de cette dérive vers le communisme, c’est le recul du droit de propriété, mis à mal par les juges rouges et par les taxes sur le patrimoine et sa transmission. D’autant que l’acquisition d’un bien immobilier en France est un parcours du combattant qui commence par un apport de 30 000€ minimum, un crédit sur 25 ans avec des intérêts qui doublent le prix du bien, des frais de notaire à 8% et une taxe foncière qui augmente de 7% par an. Une fois propriétaire, des normes environnementales toujours plus exigeantes dévaluent le bien, les travaux de copropriété et les charges explosent. A la fin, les enfants paieront des droits de succession de 20%. Si le propriétaire veut louer, il est sous la menace des squatteurs qui auront les faveurs des juges rouges. Si il est confronté à un cambriolage, il ne peut pas résister car les juges rouges donneront raison au délinquant. Tout a été fait pour empêcher la classe moyenne de profiter du seul effet de levier financier qui lui restait face à l’inflation, le prêt immobilier. Car son salaire aussi est capturé en grande partie, autour de 65%, par l’état prédateur.

Evidemment, le signe ultime du totalitarisme communiste c’est la dominance des médias de propagande (service public de l’audio-visuel, Le Monde, Libération,etc) et la censure organisée (Arcom). Macron est en guerre contre les réseaux sociaux, derniers exutoires de la liberté d’expression.
Ne me demandez pas comment on va s’en sortir, je n’en ai aucune idée mais l’exemple de Javier Milei en Argentine permet de garder l’espoir: couper toutes les dépenses dratisquement et rapidement pour en tirer les bénéfices tout aussi rapidement en termes de croissance et de pouvoir d’achat retrouvé.